1. PROTOCOLE D'OBSERVATION ET DIAGNOSTIC DES MAÇONNERIES
MÉTHODOLOGIE 2026
L'observation méthodique des désordres structuraux constitue le préalable intangible à toute intervention physique sur l'église de Macquigny. Édifiée sur des sols argilo-calcaires sensibles aux phénomènes de retrait-gonflement des argiles consécutifs aux sécheresses estivales récurrentes, la structure subit des contraintes mécaniques dissymétriques. Nos équipes bénévoles, encadrées par des professionnels de la restauration, procèdent à des relevés trimestriels précis au moyen de jauges de déformation Saugnac et de fissuromètres optiques scellés aux points nodaux du chœur et des tours d'angle.
Ces données de terrain font l'objet d'une compilation rigoureuse au sein de nos registres d'audit 2026. L'analyse des gradients de température et de la teneur en eau au cœur de la maçonnerie permet de distinguer les micro-mouvements saisonniers normaux des ruptures d'équilibre nécessitant un étayage préventif. Conformément aux recommandations de l'ICOMOS (Conseil international des monuments et des sites), l'association bannit tout usage de ciments portland modernes ou de résines de synthèse étanches, dont la rigidité excessive et l'imperméabilité provoquent irrémédiablement l'éclatement des briques anciennes sous l'effet du gel.
Seules les chaux aériennes naturelles éteintes (CL90) et les sables alluvionnaires locaux sélectionnés pour leur granulométrie spécifique sont autorisés sur nos chantiers. Cette exigence déontologique garantit la compatibilité chimique et mécanique des matériaux de reprise avec les mortiers historiques posés il y a quatre siècles par les bâtisseurs d'origine.